Résumé :
Depuis maintenant deux ans, des sessions de formation continue en neurologie sont réservées aux infirmières lors des JNLF. Cette initiative des neurologues, en partenariat avec l’industrie pharmaceutique, permet aux infirmières d’acquérir des connaissances scientifiques dans tous les domaines de la spécialité. La cohérence de la communication médecins-infirmières s’en trouve renforcée pour le plus grand bénéfice des patients.
Résumé :
La maladie de Maurice Ravel, contrairement à certaines idées reçues, ne correspondait ni à la maladie de Pick, ni à des séquelles neurologiques survenues après un accident de taxi à l’âge de 32 ans. Présentant vraisemblablement une atrophie pariétale gauche dégénérative s’étant manifestée au début par une apraxie et une agraphie, Maurice Ravel ne présentait ni troubles du jugement, ni troubles du comportement. Ne souffrant d’aucune entrave à composer ses œuvres, il avait néanmoins des difficultés à l’écrire.
Résumé :
NeuroAid, ensemble de 14 composés connus de la pharmacopée traditionnelle chinoise, fait l’objet d’études cliniques en Chine et en Asie du Sud-Est dans l’AVC ; les premiers résultats sont prometteurs en ce qui concerne l’absence d’effets secondaires et l’amélioration fonctionnelle des patients. En France, la validation préclinique chez la souris a été réalisée par une équipe du CNRS de Nice ; l’étude, affichée aux JNLF, a obtenu l’un des prix des meilleurs posters.
Résumé :
Le neuropaludisme est toujours une arme de destruction massive. Il y a quelques années, seules les séquelles neurologiques à court terme étaient notifiées ; on a ensuite réalisé qu’il existait des séquelles à long terme, notamment sous la forme d’épilepsie séquellaire. Les moyens de lutter commencent par la prise en charge précoce des enfants présentant un paludisme simple. Prévention, suivi des patients et bientôt vaccin efficace sont les clés de l’éradication de ce fléau.
Résumé :
Savoir reconnaître une SEP à début typique et une Sep à début atypique, cliniquement et à l’IRM, évitent les pièges diagnostiques. Pour lever le doute, il faut insister sur l’importance de la ponction lombaire. En outre, les Français ont été les premiers à mettre en évidence un nouveau syndrome : « le syndrome radiologiquement isolé » qui consiste en la présence à l’IRM de lésions très évocatrices de SEP mais non accompagnées de symptômes cliniques au début; leur évolution à l’imagerie est néanmoins prédictive d’un premier symptôme qui signe alors le début d’une sclérose en plaques.
Côté traitement, il est important de bien différencier les critères diagnostiques de la maladie des critères qui autorisent la mise en route d’un traitement immunomodulateur ; d’où l’intérêt de bien observer les critères mentionnés dans l’AMM des produits.
Résumé :
Une forme sévère de SEP est une forme à séméiologie particulièrement explosive ou qui présente des poussées qui se succèdent extrêmement rapidement, de façon quasi subintrante, avec un état neurologique très sévère proche parfois de la réanimation. Ces formes sont rares et les traitements non codifiés. Des thérapeutiques agressives, essentiellement anti-inflammatoires sont proposées aux patients mais la place est ouverte à d’autres traitements de type échanges plasmatiques. Puis, rapidement, se pose la question de la mise en route d’un traitement immunosuppresseur. Le pronostic de ces formes n’est pas forcément sévère sur le long terme, à condition de ne pas être modeste sur les moyens thérapeutiques mis en œuvre.
Résumé :
La musique a le pouvoir d’induire des émotions très fortes. De nombreuses travaux ont étudié la peur induite musicalement et les sensations désagréables induites par les dissonances. Les études
ont montré que le substrat anatomique semblait situé au niveau de certaines parties de l’amygdale. Toujours côté musique, il est possible de faire apprendre une mélodie aux patients alzheimeriens ; les réseaux impliqués dans la mémoire verbale et la mémoire musicale seraient ils dissociés ? ou encore, plusieurs régions cérébrales seraient-elles impliquées dans cette mémoire ?
Résumé :
Le phénomène a longtemps été ignoré car il n’est pas très fréquent. Il atteint 500 personnes par an en France et touche essentiellement de jeunes adultes. Le mécanisme d’action n’est pas encore bien connu mais on sait déjà que le décès survient généralement après une crise. Des phénomènes d’apnée prolongée sont aujourd’hui incriminés. Le système sérotoninergique serait en cause et on peut penser qu’en le renforçant, on limiterait les risques.
Résumé :
Des progrès ont été réalisés concernant la génétique ; l’an dernier un gène impliqué dans les formes familiales avait déjà été découvert. Cette année, une nouvelle protéine a été révélée dans les formes familiales également. Les deux protéines sont impliquées dans le métabolisme de l’ARN. Ceci donnera vraisemblablement la possibilité de mettre au point de nouveaux modèles animaux pour tester de nouvelles thérapeutiques.