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Résumé JNLF Lyon 2010

Crises psychogènes non épileptiques (CPNE) : classification clinique à partir de l’analyse vidéo-EEG de 145 crises
Cécile Hubsch (1), Cédric Baumann (1), Jean-Pierre Vignal (1), Louis Maillard (1)
(1)
Résumé
Introduction

Les CPNE, modifications paroxystiques du comportement, ressemblent à une crise d’épilepsie sans modifications électrophysiologiques , et semblent causées par un processus psychique. Elles sont toujours mal diagnostiquées.

Objectifs

Après avoir étudié les caractéristiques de la population, nous démontrons une reproductibilité sémiologique inter et intra-individus qui atteste de « lois » communes et permet de chercher un substrat neurologique.

Méthodes

Nous avons analysé la sémiologie de 145 CPNE, enregistrées de 2001 à 2008, par vidéo-EEG, chez 52 patients adressés initialement pour bilan de crises pharmacorésistantes, avis diagnostique, suspicion de CPNE ou bilan préchirurgical. L’analyse statistique des données a consisté premièrement, à décrire l’ensemble des caractéristiques des crises et des patients. Deuxièmement, nous avons réalisé une analyse des correspondances multiples et une classification ascendante hiérarchique. Le logiciel SAS® v9.1 a été utilisé.

Résultats

5 sous-types de CPNE ont émergés de l’analyse statistique démontrant une reproductibilité des crises chez 61,54% des patients :

-classe des crises brèves avec automatismes et dystonie,

-classe des crises paucikinétiques sensitives avec contact préservé,

-classe des crises brèves et brutales avec rupture de contact et secousses cloniques,

-classe des « grandes crises » prolongées avec manifestations toniques axiales,

-classe des crises prolongées fluctuantes avec hyperventilation précédées de prodromes.

Discussion

La vidéo-EEG, permet une analyse directe des crises. Les méthodes statistiques objectivent une reproductibilité non seulement intra mais inter-individus permettant l’hypothèse d’une physiopathologie commune. Les antécédents de traumatismes psychologiques questionnent sur une relation entre leur gestion neuropsychique et les CPNE : « dysfonctionnement » des connections entre le lobe frontal, le système limbique et les ganglions de la base ?

Conclusion

Notre classification change l’approche clinique des CPNE: non plus diagnostic d’élimination mais diagnostic positif mais au delà du diagnostic positif, les perspectives fondamentales et thérapeutiques sont multiples.



Mots Clés

Comportement
Epilepsie crise
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