IntroductionSur la base des études réalisées avec le témozolomide, il est généralement admis qu’une chimiothérapie prolongée est nécessaire pour obtenir des réponses durables dans les gliomes de bas grade (GBG).
ObjectifsEtudier l’effet à long terme sur le volume des GBG de la chimiothérapie par PCV dont la durée maximale possible d’administration est de 9 mois (6 cycles).
MéthodesLe diamètre tumoral moyen (DTM) de 21 GBG traités par PCV (Procarbazine, CCNU, Vincristine) en première ligne entre 1993 et 2005 a été mesuré de façon rétrospective sur des IRM consécutives avant (n=13), pendant et après traitement (n=21) par PCV. Après PCV, les patients étaient surveillés et ne recevaient de la radiothérapie qu’à la progression.
RésultatsAprès le début et pendant le traitement par PCV une décroissance du DTM fut observée chez tous les patients avec une vitesse médiane de décroissance de -10,2 mm/an. Après arrêt de la chimiothérapie, une décroissance persistante du DTM fut observée chez 20 des 21 patients avec une vitesse médiane de décroissance de -4 mm/an. La durée médiane de cette décroissance était de 2,7 ans (0-7 ans).
DiscussionMalgré une durée limitée de traitement liée à sa toxicité cumulée, la chimiothérapie par PCV permet d’obtenir une décroissance persistante et prolongée (> 2 ans) du volume des gliomes de bas grade chez la majorité des patients (60%). Ces résultats diffèrent de ceux obtenus avec le témozolomide qui suggèrent qu’un traitement prolongé est nécessaire en vue d’obtenir une réponse prolongée.
ConclusionCette étude remet en cause la nécessité d’une durée prolongée de chimiothérapie dans les GBG et pose la question des mécanismes en cause dans décroissance tumorale persistante observée après l’arrêt de la chimiothérapie.