IntroductionL’intérêt de la thrombolyse par voie intra-veineuse lors d’un infarctus cérébral récent repose sur la sauvegarde de la zone de pénombre ischémique en reperméabilisant l’artère occluse.
ObjectifsNotre objectif est d’évaluer l’intérêt de l’IRM cérébrale (séquences de Diffusion, FLAIR, T2* et ARM TOF) dans la sélection des patients candidats à la thrombolyse indépendamment de la gravité clinique.
MéthodesTous les patients thrombolysés pour un infarctus cérébral récent à Strasbourg sur une période de 12 mois eurent un accès à l’IRM cérébrale en première intention. Les critères radiologiques décisionnels de thrombolyse furent la présence d’un hypersignal parenchymateux en Diffusion, l’absence de saignement parenchymateux , et une occlusion artérielle. L’intérêt de l’hypersignal artériel en FLAIR ou signe du spaghetti (SDS) fut évalué .
RésultatsSur les 58 patients thrombolysés, 56 présentaient un SDS avant thrombolyse dans le territoire carotidien (n=54) ou vertébro-basilaire (n=2). Dix-sept patients avaient un déficit régressif ou un score NIH inférieur ou égal à 4 au moment de la thrombolyse. Parmi ces patients tous présentaient un SDS plus étendu que la lésion en diffusion, et 14/17 évoluaient favorablement. Le déficit neurologique initial était corrélé à la zone du SDS plutôt qu’à l’hypersignal en Diffusion.
DiscussionDans la littérature, l’hypersignal artériel en FLAIR à la phase aiguë (SDS) de l’infarctus cérébral est considéré comme un marqueur de bas débit artériel avec un risque d’aggravation secondaire. Notre étude montre que le SDS est présent chez presque tous les patients avant la thrombolyse et qu’il peut être utilisé pour évaluer la zone d’hypodébit en complément de la Diffusion lors d’une occlusion artérielle quel que soit le score clinique initial
ConclusionL’utilisation de l’IRM cérébrale sans séquence de perfusion permet d’évaluer la zone à risque et de décider de la thrombolyse sur des critères radiologiques plutôt que sur des critères cliniques.