IntroductionLes études de corrélations clinicoradiologiques dans la sclérose en plaques (SEP) montrent des résultats décevants. Les corrélations entre IRM et qualité de vie n’ont jamais été étudiées dans la littérature.
ObjectifsCorréler les paramètres cliniques à l’origine du handicap dans la SEP aux paramètres morphométriques de l’imagerie obtenus à l’aide d’un logiciel développé par notre CHU et l’INRIA à Sophia Antipolis.
MéthodesLes patients devaient présenter une SEP rémittente évoluant depuis moins de 5 ans. Un traitement par interféron béta-1a sous cutané était débuté. Les critères d’exclusion comprenaient les contre indications à l’interféron et un score EDSS > 5.5.
Une évaluation annuelle clinique (handicap physique, troubles cognitifs, fatigue, qualité de vie) et radiologique (IRM avec mesure automatisée de la charge lésionnelle et de la fraction cérébrale parenchymateuse grâce au logiciel SepINRIA) était organisée pendant 3 ans.
RésultatsLa cohorte comprenait 28 patients. L’âge moyen était de 32 ans, le score EDSS moyen de 1,7 et la durée d’évolution de la maladie de 32 mois.
La présence de lésions rehaussées par le gadolinium sur l’IRM réalisée après 1 an de traitement était prédictive du handicap physique et de la qualité de vie au terme de l’étude.
Une altération des capacités visuospatiales était associée à une charge lésionnelle en T2 plus importante.
DiscussionNous avons retrouvé des marqueurs prédictifs précoces du handicap physique à moyen terme, qui ont été rapportés par d’autres auteurs sur des cohortes de plus grande taille avec des durées de suivi plus longues.
Nous avons identifié des marqueurs radiologiques prédictifs de la qualité de vie, ce qui n’avait jamais été étudié dans la littérature dans une étude longitudinale.
ConclusionIl s’agit de la première étude longitudinale de corrélation entre l’IRM et la qualité de vie. SepINRIA a été utilisé pour la première fois dans une étude de recherche clinique.